Qui se cache derrière « Balade en Champagne »? Comme beaucoup de photographes, j’ai choisi de me dissimuler du côté du viseur de l’appareil photo plutôt que du côté de l’objectif. Voilà toutefois une présentation succincte de la photographe peintre à ses heures (ou inversement?…) auteur des images présentes dans ce site.
Photographe en Champagne-Ardenne: les grands thèmes des galeries
J’ai découvert tardivement ce petit boîtier magique qu’est l’APN. Auparavant, je créais mes images dans l’atelier, palette et pinceau à la main. Ma rencontre avec la photographie m’a ouvert de nouvelles portes, en particulier une approche de sujets nature.
Mon travail photographique porte essentiellement sur l’environnement, la biodiversité et le monde rural: insectes, faune et flore sauvage en milieu naturel, fleurs, plantes et insectes au jardin, paysage et activités agricoles et viticoles en Champagne-Ardenne (vigne, exploitation forestière, agriculture, élevage). Autre sujet d’inspiration? Le tourisme culturel en Champagne (visite de musées, Reims, cathédrale…)
L’organisation du site:
Dans le port-folio: une sélection de séries de photographies artistiques
Dans la photothèque: une présentation exhaustive de mes photos (artistiques ou documentaires) dans des galeries thématiques, avec moteur de recherche interne
Matériel photo:
J’utilise aujourd’hui un boîtier nikon D300, le plus souvent couplé à un objectif macro (60mm ou 105 mm). Voir le détail du matériel photographique.
De la photo en extérieur au post-traitement:
Les photographies nature de ce site ont été réalisées en milieu naturel, dans le respect de la flore et de la faune sauvage. Je travaille en format raw, et le post-traitement de mes images se limite au développement du fichier RAW (ajustement de la balance des blancs, luminosité, contraste…). En savoir plus sur ma façon de réaliser une photo de la sortie nature jusqu’à l’ordinateur (généralités) et un article qui détaille en pratique le post-traitement de mes photos nature.
Acquisition d’une photographie:
Les photographies présentées dans le port-folio ou dans la photothèque peuvent être acquises sous forme de tirage d’art (réalisé par un professionnel), en différents formats et sur différents supports (toile, papier aquarelle fine art…). Il vous suffit de choisir votre photographie et de me contacter par mail. Je peux également vous aider à choisir une photographie ou une série de photos assorties (création de diptyques, triptyques…): voir comment commander une photographie en tirage d’art
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Les photographies du site (port-folio et photothèque) peuvent également faire l’objet d’une cession de droit à usage professionnel (illustration, support publicitaire, affiche…) Voir le détail des conditions de vente et cession de droit des photos (usage commercial, édition, professionnels)
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Publications:
Quelques publications récentes en suivant le lien.
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Droit d’auteur:
Toutes les photographies présentées sur les différentes pages de « Balade en Champagne » (port-folio, photothèque, reportages ou blog) sont protégées par le code de la propriété intellectuelle. Vous ne pouvez pas les copier ni les diffuser sous quelque forme que ce soit, sans autorisation.
Toute utilisation sans autorisation de mon travail en diffusion publique (commerciale ou non commerciale, dans un blog ou ailleurs) sera facturée sous forme de note d’auteur (Précomptée AGESSA, TVA non applicable art. 293 B du CGI) au barème UPC + majoration forfaitaire de 250€.
Quelques informations sur le droit d’auteur?
Pour toutes questions concernant l’utilisation d’une photographie, vous pouvez me contacter à l’adresse suivante:
Démarche photographique et cheminement artistique:
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Au départ était la peinture…
Peintre depuis des années, j’ai toujours représenté des visages. Masques, portraits féminins… Autant de variations à travers lesquelles je cherche à incarner mon « vrai » sujet : le regard. Mettre en lumière l’œil qui vibre d’émotion, de colère, de sagesse. Voilà ce que mes pinceaux tentent de figurer sur mes toiles. Dévoiler l’univers secret qui se dissimule au fond des yeux de mes modèles. Révéler ce qui se cache de l’autre côté du miroir.
Depuis que j’ai découvert la peinture acrylique, j’ai définitivement abandonné l’huile. Dynamisme et netteté du trait, couleurs franches, autant de qualités qui m’ont permis au fil des tableaux d’affirmer mon style et mes intentions.
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Mes influences picturales :
Les arts premiers pour leur symbolique brute et essentielle. Ils traduisent un monde universel et sans âge. Ils sont nos racines et le fondement de notre humanité. De l’émotion pure canalisée par une symbolique complexe.
Les arts décoratifs, Art Nouveau, Art Déco pour les lignes, les courbes, la stylisation des formes végétales, l’utilisation du motif, le graphisme et la palette saturée. La calligraphie, dans sa quête du trait minimal absolu.
Je pourrais vous asséner maints noms de peintres dont l’œuvre alimente ma réflexion artistique. Je vais plutôt me contenter d’en citer quelques uns, piochés au hasard de ma mémoire: Klimt, Schiele, Van Dongen, Alechinsky, Andy Warhol, Botticelli, Léonard de Vinci, l’iconographie du bas-moyen âge, la vague d’Hokusai, pour ne nommer qu’une estampe, l’univers manga, Edward Hopper, Giacometti… Éclectique, désordonné, très incomplet, mais représentatif de la diversité des images qui se bousculent dans la zone de mon cerveau dévolue à l’émotion esthétique et à la création.
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Rencontre avec la photographie nature:
Bien avant la photo, il y a l’appel de la nature. J’ai pris la décision il y a quelques années de m’installer à la campagne. Vivre à la campagne, c’est arpenter un monde vivant au rythme des saisons. Chaque pas le long du sentier révèle une nouvelle image: La brume qui transforme le Mont Aimé en vaisseau fantôme. La première coccinelle de l’année, minuscule cerbère perché sur un brin de mousse. Les méandres de l’ail sauvage au printemps. La perfection des ombelles de la carotte sauvage… Autant de scènes riches en couleurs, odeurs, et émotions.
Contemplative de jour, j’ai bien tenté à la nuit tombée, de traduire mes rencontres à l’aide de mon pinceau. Mais j’ai vite du me rendre à l’évidence : résultat médiocre ! Frustration de ne pouvoir communiquer cet attachement à la terre, qui malmenait mon inspiration. J’éprouvais un sentiment d’urgence à partager ma fascination pour la nature. M’acquitter d’une dette envers ma campagne, mais aussi raconter sa beauté altérée par la négligence ou l’ignorance.
Démarche artistique, mais motivation écologique : redonner leurs lettres de noblesse aux nuisibles et aux mauvaises herbes et en faire de véritables êtres vivants, acteurs indispensables à la survie de notre planète.
Il n’y a pas si longtemps que cela, même s’il me semble que c’était il y a des lustres, j’ai rencontré un réflex qui m’a ouvert les yeux. J’avais enfin trouvé la clé. Grâce à la photographie je pouvais traduire en images l’éphémère, le fugace, l’improbable. Ma frustration s’est évaporée. Un autre univers se matérialisait à travers le viseur.
La photographie s’est imposée comme une réponse évidente à un besoin de créer des images de mon environnement. Elle est vite devenue une passion. Dévorante, peut-être, mais pas exclusive et même généreuse : en me libérant de cette nécessité de représenter la nature sur la toile, elle m’a rendu la liberté de peindre. Visages et monde intérieur les jours de pluie. Clichés photographiques du monde extérieur par beau temps.
Ma démarche photographique :
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L’intention photographique:
Au départ, il y a toujours une émotion. Je tente ensuite de comprendre ce qui l’a provoquée. Est-ce la lumière qui donne aux pétales d’une fleur cette transparence si particulière ? Est-ce le contraste entre la taille ridicule d’un papillon et la vigueur des plantes qui le cernent ? Sont-ce les vestiges d’une saison révolue qui confèrent au paysage cette atmosphère si morose? Répondre à ces questions donnera du sens à la photographie. Reste enfin à réaliser le plus difficile : capter la facette du sujet qui transmettra, au-delà de l’image, l’idée d’un univers vivant.
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Choix de la macrophotographie :
Mon expérience de la peinture m’a conduite à travailler cadrage, composition, graphisme et lignes de construction, parfois jusqu’à l’abstraction. C’est tout naturellement que je me suis tournée vers la photo macro et la proxi. Cette approche me permet de chercher le plus petit détail qui raconte le tout, mais aussi de révéler une nouvelle dimension de mon sujet, souvent imperceptible à l’œil nu.
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Lumière naturelle, quête d’atmosphère:
Mais photographier, c’est avant tout capturer la lumière. Dès que le soleil est au rendez-vous, je m’élance à l’assaut des sentiers de Champagne, espérant surprendre l’invisible, shooter l’imprévu, imprimer l’étrange. Celui qui cherche et trouve un trésor en est dit l’inventeur. Je voudrais être à ma manière inventeur d’images : je travaille en lumière naturelle, je me plie aux caprices du ciel, certaine qu’en toutes circonstances, il existe quelque part une belle image qui attend de rencontrer mon capteur.
Si cette soumission aux aléas de la nature est parfois frustrante, c’est aussi un défi artistique très stimulant, qui fait surgir nombres de clichés que j’aurais été incapable de concevoir si j’avais à ma disposition tout un arsenal de flashs.
Sans doute ferai-je un jour l’acquisition de flashs macro, mais il me reste encore des centaines d’images à inventer avant que le besoin ne se fasse sentir. Lorsque je réalise un tableau, libre à moi de recréer l’ambiance lumineuse que je désire. Je ne souhaite pas une telle liberté en photo, au contraire : m’imposer ce travail en lumière naturelle en photo nourrit bien mieux aujourd’hui ma créativité.
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Mes lieux de prise de vue
Mes lieux de prise de vue privilégiés sont donc mon environnement proche, essentiellement la Brie Champenoise et la Côte des Blancs, même si je me risque parfois sur les terres voisines de la Montagne de Reims , des faux de Verzy ou de la Champagne humide. Certaines de mes photos d’insectes sont prises tout simplement au fond du jardin. Après quelques années de jardinage bio, salamandres, coccinelles, papillons, crapauds et chauves-souris y règnent en maîtres. Eloge de la proximité par attachement à ma région, riche d’une grande diversité de paysages et d’écosystèmes, autant que pour donner envie à chacun de regarder à ses pieds le petit monde qui s’y affaire en secret.
La nature est malmenée, mais elle persiste à exprimer partout un vaillant désir de survie : une touffe d’herbe qui perce le macadam d’un trottoir abrite peut-être une délicate véronique butinée par un syrphe, et ce serait dommage de rater le spectacle. Ce ne sont pas les belles choses qui attirent notre regard, mais notre regard qui rend le monde plus beau.
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Une photographie éthique?
Ce travail photographique de proximité s’inscrit dans une démarche globale: Concevoir une pratique photographique éthique, s’imposer un respect de l’environnement qui ne se limite pas aux conditions de prise de vue (préservation du milieu naturel, pas de dérangement pour l’animal). Être attentive à limiter mon « coût carbone » en utilisant plus souvent la marche à pied que la voiture pour atteindre mon sujet me parait tout aussi important en termes de photographie écologique.
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Approche artistique et naturaliste
J’ai adopté une approche naturaliste, même si la recherche esthétique prime sur la performance documentaire. J’accorde beaucoup d’importance à l’harmonie qui lie l’animal à son environnement. Cette approche naturaliste est omniprésente, jusque dans mes photos les plus abstraites : une quête d’authenticité dans la forme, comme dans la lumière. Je cherche avant tout à photographier le réel. C’est pourquoi je mets peu en scène mes photographies. J’exploite le décor naturel, avec ses brindilles et ses pétales fanés. Dans ce même souci de spontanéité, j’évite de retoucher mes photos sur ordinateur. Je me contente souvent d’un ajustement des contrastes et de la lumière en post-traitement et développement RAW.

Le mot de la fin :
Un grand merci aux opiniâtres, aux téméraires et aux courageux qui se sont obstinés à lire ma prose jusqu’au bout. J’espère de tout cœur que vous passerez un bon moment à travers mes galeries. Peut-être même aurez-vous un jour envie de parcourir à votre tour les sentiers ténus de la Champagne ?…
J’en profite pour remercier chaleureusement tous ceux qui me soutiennent depuis le début de cette aventure: votre assiduité, vos critiques, vos commentaires autres petits mots sont un réel encouragement à persévérer et à chercher de nouvelles voies artistiques.
A très bientôt, en Champagne ou ailleurs…
Cathy Bernot


